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Canton de Genève
Le canton de Genève est un canton suisse de superficie modeste mais densément peuplé.
Histoire
Les premières traces d'occupation humaine du site de Genève remontent à 3000 av. J.-C. environ. Elles ont été découvertes sur les rives du lac Léman. La colline de la vieille-ville n'est habitée qu'en 1000 av. J.-C.. Plus tard, Rome fait la conquête de Genève, alors tenue par une peuplade celte. En 58 av. J.-C., Jules César la défend contre une incursion des Helvètes. Vers 400, elle est érigée en évêché.
En 443, une tribu germanique, les Burgondes, se fixe dans la région. En 535, celle-ci est occupée par les Francs : Genève est incorporée à la monarchie mérovingienne, puis à l'Empire carolingien. La désagrégation de ce dernier, au , voit naître le second royaume de Bourgogne, auquel Genève appartient. En 1032, cet État passe aux empereurs germaniques.
En droit, Genève dépend désormais de l'Empire. En fait, depuis le jusqu'à la Réforme, elle est gouvernée par ses évêques devenus seigneurs de la ville. Pendant le Moyen Âge, Genève reste une localité secondaire jusqu'à ce que ses foires, qui atteignent leur plus grand essor au , lui donnent, pour la première fois, une aura internationale.
Cependant, son indépendance est menacée par les États de Savoie, dont les princes s'efforceront, du au , avec l'appui des Mammelus de s'emparer de la ville, sans y parvenir. Au moment du plus grave danger, dans le premier tiers du , l'appui des Eidguenots, partisans des cantons suisses de Fribourg et de Berne préserve l'autonomie de la cité.
La Réforme triomphe en 1535. Politiquement, la cité est dès lors une république. Jean Calvin s'y installe en 1536 mais en est chassé en 1538 en raison de son intolérance, puis est rappelé en 1541. Il y restera jusqu'à sa mort en 1564. Dès 1550, une foule de protestants, en particulier français et italiens persécutés dans leur pays, y trouvent asile. Sous l'égide de Calvin et de Théodore de Bèze, ils procurent à leur nouveau foyer un grand rayonnement religieux et intellectuel.
Les réfugiés aident aussi à redresser l'économie qui se trouve en récession depuis le déclin des foires à la fin du . Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, le duc de Savoie tente une attaque nocturne contre Genève, mais cette tentative échoue. La défaite savoyarde est commémorée chaque année lors de la fête de l'Escalade.
Après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685, les mesures prises par Louis XIV contre le protestantisme en France font affluer une deuxième grande vague de réfugiés. Le est une époque de grande prospérité. Les industries genevoises, le commerce et la banque sont florissants. Mais la cité est déchirée par des troubles civils.
La révolution genevoise de 1792 détruit le gouvernement aristocratique de l'Ancien Régime et proclame l'égalité politique. En 1798, Genève est annexée par la France et intégrée au département du Léman. La défaite des armées napoléoniennes lui rend sa liberté en 1813. Les magistrats de la République demandent son entrée dans la Confédération suisse, obtenue définitivement en 1815 au Congrès de Vienne avec dix kilomètres carrés gagnés sur la France entre Versoix et Bossey et vingt-quatre communes gagnées sur la Savoie. En 1846, une révolution dirigée par James Fazy renverse le gouvernement de la Restauration et établit la constitution qui régit encore le canton. Au cours du et au début du , Genève accueille de nombreux réfugiés politiques. Suivant les idées du Genevois Henri Dunant, le Comité international de la Croix-Rouge est créé en 1864, première des institutions internationales que la ville va abriter.
La mission internationale de Genève s'affirme après la Première Guerre mondiale, lorsqu'elle est choisie comme siège de la Société des Nations, ancêtre de l'Organisation des Nations unies.
Géographie
Organisation des Nations unies]
Situé à l'extrémité occidentale de la Suisse, au bout du lac Léman, ce canton partage plus de 90% de ses frontières avec la France. Il est entouré du département de l'Ain à l'ouest, de la Haute-Savoie à l'est et du canton de Vaud au nord.
On donne le nom de cuvette genevoise à cette région ciselée en trois cadrans par le lac Léman dont les pierres du Niton servent à mesurer l’altitude (373,6 mètres), le Rhône, et l’Arve provenant du massif du Mont-Blanc via la vallée Blanche. Elle est ceinturée, sur territoire français, par le massif du Jura au nord-ouest dont le point culminant s'établit au Crêt de la Neige à 1720 mètres, là où le point le plus élevé du canton se situe aux environs de 513 mètres sur la commune de Jussy (à Monniaz), le Vuache à l'est, ainsi que le Mont-de-Sion au sud, décrit par César dans la guerre des Gaules comme le seul passage franchissable pour les convois de chars désirant quitter Genava en direction de la Narbonnaise. Le Salève, au sud-est, est situé en France mais on le surnomme la montagne des Genevois de par sa grande facilité d’accès (téléphérique) mais aussi grâce à sa situation privilégiée de surplomb au-dessus du canton et du lac, qui offre une vue pour le moins spectaculaire. Par temps clair, on bénéficie d'un panorama allant du Fort-de-l’Écluse, passage du Rhône creusé lors de la dernière glaciation par son glacier que l’on estimait s’étendre jusqu’aux alentours de Lyon et qui façonna les reliefs vallonnés et caillouteux de la plaine, jusqu’à Nyon dans le canton de Vaud.
La caractéristique principale du canton consiste en ce mélange très homogène entre d'un côté une ville moyenne par sa taille, mais grande par son rayonnement international aidé en cela par son aéroport créé en 1923 (8 millions de passagers en 2004) et de l'autre par une campagne encore bien conservée, située au maximum à environ 15 kilomètres du centre-ville : Le Mandement, au nord-ouest du canton, est une partie vallonnée qui a été notamment creusée par l’Allondon, un affluent du Rhône prenant sa source au pied du Jura et qui regroupe les communes viticoles de Dardagny, Russin, et Satigny. Le barrage de Verbois construit sur le Rhône fournit une bonne partie de l’énergie genevoise et relie le Mandement à la région de la Champagne, sur la rive gauche, entre les communes de Russin et Aire-la-Ville.
À noter que se trouve dans la Champagne la commune de Chancy qui détient la palme de la commune la plus occidentale de la Suisse. C’est à Bernex, la bourgade principale, que se trouve le lieu-dit du Signal, le deuxième point le plus haut du canton avec 509,9 mètres, sur lequel on allumait jadis un feu d’alarme destiné à être vu par le plus grand nombre et que l’on relayait de sommets en monticules bien avant l’avènement d’Internet ou du Natel. Bernex regroupe sous son administration les villages de Lully et Sézenove, et est en passe de devenir une ville avoisinant les 10 000 habitants. On trouve encore dans cette région de petits villages au cachet très typique comme ceux qui ont été cédés par le duché de Savoie en 1815 lors de l’entrée de Genève dans la Confédération tels Sézegnin, Athenaz, Avusy, Laconnex ou encore Soral, et ceux qui ont été cédés par la Sardaigne comme Cartigny ou Avully. La plus grande partie de la frontière entre la Champagne et la France est délimitée par l'Aire, petit affluent du Rhône qui passe à proximité de Soral et Sézegnin. La région comporte principalement des exploitations agricoles mais aussi viticoles et fournit, de par les couches de sédiments déposées par le glacier du Rhône, d’importantes ressources en gravier dont les installations et les excavations défigurent quelque peu le paysage.
Institutions politiques
Le système fédéral suisse donne une très large autonomie aux cantons suisses. Ainsi, chaque canton dispose d'une constitution propre. Les droits politiques notamment peuvent varier assez sensiblement d'un canton à l'autre, voire d'une commune à l'autre (par ex. le droit de vote des étrangers).
Les cantons disposent de larges prérogatives en ce qui concerne l'éducation et la formation, la santé, l'aide sociale, l'organisation de la justice, la police ou les transports. Les cantons lèvent aussi des impôts et taxes.
En ce qui concerne Genève, la constitution actuellement en vigueur date dans ses grandes lignes de 1848. Elle présente la particularité d'être modifiable en partie alors que les constitutions des autres cantons doivent en général être entièrement révisées. Cette particularité a permis l'inscription de principes juridiques modernes (par ex. le droit au logement) dans une structure qui date de près d'un siècle et demi.
Pouvoir législatif
Le pouvoir législatif est exercé par le Grand Conseil. Il est composé de 100 députés élus directement par le corps électoral au scrutin proportionnel tempéré d'un quorum de 7%. Leur mandat dure 4 ans (3 ans jusqu'en 1957) et est renouvelable indéfiniment.
Le Grand Conseil est compétent pour voter des lois dans tous les domaines de compétence du canton et pour approuver le budget et les comptes de l'État. En outre, il exerce la haute surveillance sur l'administration de l'exécutif. Genève est l'un des seuls cantons dans lequel chaque député dispose d'un droit d'initiative législative. Ainsi, chaque député peut soumettre au législatif un projet de loi entièrement formulé.
Répartition des sièges entre les partis
- 1942 : 35 RAD, 22 ND², 18 ICS¹, 16 AdI et 9 SOC
- 1945 : 36 PdT, 25 RAD, 16 ND², 14 ICS¹ et 9 SOC
- 1948 : 33 RAD, 24 PdT, 18 LIB, 15 ICS¹ et 10 SOC
- 1951 : 32 RAD, 24 PdT, 16 ICS¹, 16 LIB et 12 SOC
- 1954 : 32 RAD, 17 ICS¹, 16 LIB, 16 PdT, 12 SOC et 7 PROG
- 1957 : 37 RAD, 20 ICS¹, 15 PdT, 15 LIB et 13 SOC
- 1961 : 27 RAD, 21 ICS¹, 20 LIB, 18 SOC et 14 PdT
- 1965 : 22 RAD, 20 SOC, 17 ICS¹, 16 PdT, 15 LIB et 10 VIG
- 1969 : 23 RAD, 21 SOC, 20 ICS¹, 18 PdT et 18 LIB
- 1973 : 22 RAD, 18 SOC, 17 PdT, 17 DC, 16 LIB et 10 VIG
- 1977 : 24 SOC, 20 LIB, 17 RAD, 16 PdT, 15 DC et 8 VIG
- 1981 : 26 SOC, 25 LIB, 19 RAD, 13 DC, 10 PdT et 7 VIG
- 1985 : 19 LIB, 19 VIG, 18 SOC, 15 RAD, 13 DC, 8 PdT et 8 VERTS
- 1989 : 22 LIB, 21 SOC, 14 DC, 13 VERTS, 13 RAD, 9 VIG et 8 PdT
- 1993 : 27 LIB, 21 PdT et ADG, 15 SOC, 15 RAD, 14 DC et 8 VERTS
- 1997 : 23 LIB, 22 SOC, 19 PdT et ADG, 14 RAD, 12 DC et 10 VERTS
- 2001 : 23 LIB, 19 SOC, 13 PdT et ADG, 12 RAD, 12 DC, 11 VERTS et 10 UDC
- 2005³ : 23 LIB, 17 SOC, 16 VERTS, 12 RAD, 12 DC, 11 UDC et 9 MCG
Notes :
- ¹Le Parti indépendant chrétien social (ICS), fondé en 1926, est rebaptisé dans un but d'harmonisation du nom du parti au niveau fédéral. Il devient le Parti démocrate-chrétien (DC) en 1971.
- ²Le Parti libéral (LIB) s'appelle Parti national-démocratique (ND) jusqu'aux élections de 1948.
- ³Un recours de l'Alliance de gauche concernant la validité du dépouillement est rejeté par le Tribunal administratif le 28 octobre 2005.
Pouvoir exécutif
Il est exercé par le Conseil d'État qui est un collège de 7 membres élus directement et séparément par le corps électoral genevois au scrutin majoritaire. Il s'agit toujours d'une coalition et sa composition actuelle est la suivante :
- Robert Cramer (VERTS), département du territoire
- Laurent Moutinot (SOC), département des institutions
- Pierre-François Unger (DC), département de l'économie et de la santé (président du Conseil d'État en 2005-2006)
- Charles Beer (SOC), département de l'instruction publique (vice-président du Conseil d'État en 2005-2006)
- David Hiler (VERTS), département des finances
- François Longchamp (RAD), département de la solidarité et de l'emploi
- Mark Muller (LIB), département des constructions et des technologies de l'information
Le Conseil d'État est assisté d'un chancelier. Le poste est occupé par Robert Hensler (RAD) depuis 1993.
Résultats électoraux
- 14 novembre 1993 : L'Entente (droite) obtient la totalité des 7 sièges. La participation est de 41,9%.
- Guy-Olivier Segond (RAD, sortant), 50 557 voix,
- Martine Brunschwig Graf (LIB), 46 502,
- Gérard Ramseyer (RAD), 40 768,
- Olivier Vodoz (LIB, sortant),
- Claude Haegi (LIB, sortant),
- Jean-Philippe Maitre (DC, sortant), et
- Philippe Joye (DC) sont élus.
- Micheline Calmy-Rey (SOC), 38 450,
- Christian Grobet (ex-SOC, sortant), 31 074,
- Bernard Ziegler (SOC, sortant), et
- Thomas Reubi (indépendant), 2280, ne sont pas élus.
- 16 novembre 1997 : Le scrutin permet le retour de l'Alternative (gauche) au Conseil d'État dont elle avait été exclue en 1993. Pour la première fois, un écologiste y est élu. La participation est de 48,1%.
- Guy-Olivier Segond (RAD, sortant), 58 084 voix,
- Micheline Calmy-Rey (SOC), 57 783,
- Laurent Moutinot (SOC), 53 541,
- Gérard Ramseyer (RAD, sortant), 52 517,
- Robert Cramer (VERTS), 51 012,
- Martine Brunschwig Graf (LIB, sortante), 50 012, et
- Carlo Lamprecht (DC), 49 797, sont élus.
- Erica Deuber-Pauli (ADG), 47 593,
- Christian Grobet (ADG), 42 969,
- Michel Balestra (LIB), 38 470,
- Claude Tamborini (indépendant), 8 647,
- Thomas Reubi (indépendant), 255,
- Claude Papaux (indépendant), 189, et
- Armand Ruey (indépendant), 168, ne sont pas élus.
- 11 novembre 2001 : Le scrutin voit l'éviction du Parti radical et le renforcement du Parti démocrate-chrétien et du Parti libéral. La participation est de 43%.
- Micheline Calmy-Rey (SOC, sortante), 58 977 voix,
- Carlo Lamprecht (DC, sortant), 55 702,
- Robert Cramer (VERTS, sortant), 51 919,
- Pierre-François Unger (DC), 50 260,
- Laurent Moutinot (SOC, sortant), 49 687,
- Martine Brunschwig Graf (LIB, sortante), 48 101, et
- Micheline Spoerri (LIB), 44 078, sont élus.
- Erica Deuber-Ziegler (ADG), 42 970, et
- Gérard Ramseyer (RAD, sortant), 34 918, ne sont pas élus.
- 2 mars 2003 : Une élection partielle est requise pour remplacer Micheline Calmy-Rey élue en décembre 2002 au Conseil fédéral. Le Parti socialiste maintient son représentant.
- Charles Beer (SOC), 41 974 voix, est élu.
- François Longchamp (RAD), 35 564, et
- André Reymond (UDC), 7490, ne sont pas élus.
- 13 novembre 2005 : Le scrutin voit l'Alternative prendre la majorité (pour la première fois depuis 1933), avec la première élection en Suisse romande de deux écologistes, et le Parti radical faire son retour après 4 ans d'absence. La participation est de 45,9%.
- Pierre-François Unger (DC, sortant), 54 110 voix,
- Robert Cramer (VERTS, sortant), 53 705,
- David Hiler (VERTS), 53 283,
- François Longchamp (RAD), 51 959,
- Charles Beer (SOC, sortant), 49 872,
- Mark Muller (LIB), 45 063 et
- Laurent Moutinot (SOC, sortant), 43 928, sont élus.
- Micheline Spoerri (LIB, sortante), 38 119,
- Eric Stauffer (MCG), 16 619,
- André Reymond (UDC), 14 930,
- Yves Nidegger (UDC), 13 536,
- Paul Aymon (indépendant), 6233, et
- Luc Mégroz (indépendant), 5339, ne sont pas élus.
Pouvoir judiciaire
Le canton est responsable de l'exécution de certaines lois fédérales et des lois cantonales sur son territoire. Il dispose pour ce faire de juridictions dans tous les domaines habituels de l'exercice du pouvoir judiciaire et de plusieurs juridictions d'appel et de cassation, l'appel en dernier ressort ayant généralement lieu devant le Tribunal fédéral. Les magistrats sont justiciables d'une institution spécifique pour tous les contentieux relatifs à l'exercice de leur mandat (Conseil supérieur de la magistrature).
Procureur général
Le Procureur général est élu par le corps électoral pour un mandat de 6 ans. Il remplit le rôle du Ministère public et est également responsable administrativement, en tant que président de la Commission de gestion du pouvoir judiciaire, de l'ensemble des magistrats et fonctionnaires. Ce poste est actuellement occupé par Daniel Zappelli, élu le 21 avril 2002 avec 50,1% des voix face à Jean-Bernard Schmid (49,9%).
Cour des comptes
Le 27 novembre 2005, les électeurs genevois approuvent la création d'une Cour des comptes sur le modèle français avec 85,9% des voix.
Cette nouvelle entité sera élue par le corps électoral, pour un mandat de 6 ans, en un seul collège et au système majoritaire. Elle comptera 3 magistrats. Organe externe, indépendant et autonome, elle sera chargée de contrôler l'administration cantonale, les institutions cantonales de droit public et les divers organismes subventionnés. Les contrôles qu'elle opérera relèveront de son libre choix et feront l'objet de rapports publics, pouvant comporter des recommandations, qui seront communiqués au Conseil d'État, au Grand Conseil ainsi qu'à l'entité contrôlée.
Il est à relever que cette institution est une première en Suisse.
Droits populaires
Les citoyennes et citoyens sont électeurs et éligibles à condition d'être de nationalité suisse et d'être domiciliés dans le canton de Genève. Les étrangers domiciliés depuis au moins 8 ans en Suisse (dont 3 mois dans le canton) ont obtenu le droit de vote au niveau communal le 24 avril 2005 suite au dépôt d'une double initiative populaire. Celle octroyant également le droit d'éligibilité a été refusée. Genève suit ainsi la plupart des cantons romands, plus libéraux que les cantons alémaniques, quant aux possibilités données aux étrangers de participer à la vie politique locale.
Les citoyens et citoyennes du canton de Genève disposent du droit de référendum et du droit d'initiative constitutionnelle et législative. Les droits de référendum et d'initiative législative existent aussi au niveau de la Confédération. Pour toutes les lois concernant un nouvel impôt ou la modification d'un impôt existant, le référendum est obligatoire. Il en va de même pour les lois modifiant la constitution. Le droit de référendum permet en outre de soumettre au corps électoral une loi votée par le Grand Conseil. Il faut pour ce faire réunir les signatures de 7000 électeurs au moins, dans les quarante jours qui suivent l'adoption d'une loi. Si les signatures sont réunies, le corps électoral est obligatoirement appelé aux urnes pour voter sur la loi. Le droit d'initiative permet à n'importe quel citoyen du canton de proposer une loi nouvelle ou la modification d'une loi existante. Il faut déposer les signatures de 10 000 électeurs au moins pour que la proposition soit soumise au vote populaire. Le parlement peut décider de soutenir l'initiative ou de lui opposer un contre-projet. Dans ce cas, la proposition initiale est soumise au vote avec le contre-projet. Le corps électoral se prononce alors sur l'un ou l'autre texte.
Communes
Le canton de Genève compte 9 villes (population à fin 2004) sur ses 45 communes :
- Genève, 185 526 habitants
- Vernier, 31 096 habitants
- Lancy, 27 010 habitants
- Meyrin, 20 615 habitants
- Carouge, 18 777 habitants
- Onex, 17 447 habitants
- Thônex, 13 226 habitants
- Versoix, 11 635 habitants
- Chêne-Bougeries, 10 091 habitants
Sources
- DUFOUR Alfred, Histoire de Genève, PUF Que-sais-je ? n°3210, 1997
Lien externe
- [http://www.geneve.ch/ État de Genève]
-
als:Kanton Genf
Canton suisseLes 26 cantons suisses sont les États de la Confédération suisse.
Confédération suisse
Les 26 cantons ont chacun leur propre constitution, parlement, gouvernement et tribunaux. 6 d'entre eux étaient considérés jusqu'il y a peu comme des demi-cantons formant à deux un seul canton (Bâle, Appenzell et Unterwald). La géographie séparait Nidwald (le Bas) et Obwald (le Haut), la religion séparait les deux Appenzell (catholique pour les Rhodes-Intérieures et protestante pour les Rhodes-Extérieures) et la situation économique distinguait les deux parties de Bâle : Bâle-Ville et Bâle-Campagne. La constitution du 18 avril 1999 a supprimé la notion de demi-canton bien que ces derniers ne disposent toujours que d'un siège au lieu de deux au Conseil des États et qu'ils ne comptent que pour moitié lors des votations fédérales.
! Abr
! Canton
! Depuis
! Chef-lieu
! Population1
! Surface [km²]
! Densité [hab./km²]
! Nombre de communes1
! Langues officielles
|-----
! ZH
|20px Zurich (Zürich) || 1351
| Zurich
| align="right" | 1 228 600 || align="right" | 1 729
| align="right" | 701 || align="right" | 171 || allemand
|-----
! BE
|20px Berne (Bern) || 1353
| Berne
| align="right" | 947 100 || align="right" | 5 959
| align="right" | 158
| align="right" | 399 || allemand, français
|-----
! LU
|20px Lucerne (Luzern) || 1332
| Lucerne
| align="right" | 350 600 || align="right" | 1 493
| align="right" | 233 || align="right" | 107 || allemand
|-----
! UR
|20px Uri || 1291 || Altdorf
| align="right" | 35 000 || align="right" | 1 077
| align="right" | 33 || align="right" | 20 || allemand
|-----
! SZ
|20px Schwytz (Schwyz) || 1291
| Schwytz
| align="right" | 131 400 || align="right" | 908
| align="right" | 143 || align="right" | 30 || allemand
|-----
! OW
|20px Obwald (Obwalden) || 1291 || Sarnen
| align="right" | 32 700 || align="right" | 491
| align="right" | 66 || align="right" | 7 || allemand
|-----
! NW
|20px Nidwald (Nidwalden) || 1291 || Stans
| align="right" | 38 600 || align="right" | 276
| align="right" | 138 || align="right" | 11 || allemand
|-----
! GL
|20px Glaris (Glarus) || 1352
| Glaris
| align="right" | 38 300 || align="right" | 685
| align="right" | 51 || align="right" | 28 || allemand
|-----
! ZG
|20px Zoug (Zug) || 1352 || Zoug
| align="right" | 100 900 || align="right" | 239
| align="right" | 416 || align="right" | 11 || allemand
|-----
! FR
|20px Fribourg (Freiburg) || 1481
| Fribourg
| align="right" | 239 100 || align="right" | 1 671
| align="right" | 141
| align="right" | 242 || français, allemand
|-----
! SO
|20px Soleure (Solothurn) || 1481
| Soleure
| align="right" | 245 500 || align="right" | 791
| align="right" | 308 || align="right" | 126 || allemand
|-----
! BS
|20px Bâle-Ville (Baselstadt) || 1501 || Bâle
| align="right" | 186 700 || align="right" | 37
| align="right" | 5 072 || align="right" | 3 || allemand
|-----
! BL
|20px Bâle-Campagne (Baselland) || 1501 || Liestal
| align="right" | 261 400 || align="right" | 518
| align="right" | 502 || align="right" | 86 || allemand
|-----
! SH
|20px Schaffhouse (Schaffhausen)
| 1501 || Schaffhouse
| align="right" | 73 400
| align="right" | 298 || align="right" | 246
| align="right" | 34 || allemand
|-----
! AR
|20px Appenzell Rhodes-Extérieures (Appenzell Ausserrhoden) || 1513
| Herisau2
| align="right" | 53 200 || align="right" | 243
| align="right" | 220 || align="right" | 20 || allemand
|-----
! AI
|20px Appenzell Rhodes-Intérieures (Appenzell Innerrhoden) || 1513
| Appenzell
| align="right" | 15 000 || align="right" | 173
| align="right" | 87 || align="right" | 6 || allemand
|-----
! SG
|20px Saint-Gall (Sankt Gallen)
| 1803 || Saint-Gall
| align="right" | 452 600
| align="right" | 2 026 || align="right" | 222
| align="right" | 90 || allemand
|-----
! GR
|20px Grisons (Graubünden, Grigioni, Grischun) || 1803
| Coire
| align="right" | 185 700 || align="right" | 7 105
| align="right" | 26 || align="right" | 211
| allemand, romanche, italien
|-----
! AG
|20px Argovie (Aargau) || 1803 || Aarau
| align="right" | 550 900 || align="right" | 1 404
| align="right" | 388 || align="right" | 232 || allemand
|-----
! TG
|20px Thurgovie (Thurgau) || 1803 || Frauenfeld
| align="right" | 228 200 || align="right" | 991
| align="right" | 229 || align="right" | 80 || allemand
|-----
! TI
|20px Tessin (Ticino) || 1803 || Bellinzone
| align="right" | 311 900 || align="right" | 2 812
| align="right" | 110 || align="right" | 244 || italien
|-----
! VD
|20px Vaud || 1803 || Lausanne
| align="right" | 626 200 || align="right" | 3 212
| align="right" | 188 || align="right" | 382 || français
|-----
! VS
|20px Valais || 1815 || Sion
| align="right" | 278 200 || align="right" | 5 224
| align="right" | 53
| align="right" | 160 || français, allemand
|-----
! NE
|20px Neuchâtel || 1815 || Neuchâtel
| align="right" | 166 500 || align="right" | 803
| align="right" | 206 || align="right" | 62 || français
|-----
! GE
|20px Genève || 1815
| Genève
| align="right" | 414 300 || align="right" | 282
| align="right" | 1,442 || align="right" | 45 || français
|-----
! JU
|20px Jura || 1979 || Delémont
| align="right" | 69 100 || align="right" | 838
| align="right" | 82 || align="right" | 83 || français
|----- bgcolor="#DCDCDC"
! CH
| Suisse (Schweiz, Svizzera, Svizra) || 1291 || Berne
| align="right" | 7 261 200 || align="right" | 41 285
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| allemand, français, italien, romanche
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Lac Léman
Le lac Léman (appelé aussi parfois lac de Genève) est le plus grand lac d'Europe occidentale. En forme de croissant, le rivage nord et les deux extrêmités sont suisses, le rivage sud est français. La frontière passe au milieu du lac.
Il est traversé d'est en ouest par le Rhône et s'est formé lors du retrait du glacier du Rhône après la dernière période glaciaire, il y a près de 15 000 ans.
glacier
Caractéristiques
- Longueur maximale : 72 kilomètres
- Largeur maximale : 13 km
- Superficie : 582,4 km² (234 km² en France, 348,4 km² en Suisse)
- Volume : 89 km³
- Cote : 372 m
- Profondeur maximale : 309,7 m (cote + 62,3 m entre Lausanne et Évian)
Origine du nom et appellations
Le "lac Léman" apparaît dans la littérature aux environs de 50 av. J.-C. sous le terme d'origine grecque "lemanè limnè" ou "lemanos limnè". Ce nom est même utilisé et popularisé par Jules César qui, en 58 av. J.-C. part de "Genava" et du "lacus lemanus" pour combattre les Helvètes. Avec le développement de la cartographie, les noms se multiplient : "lacu lausonio", "lacus losanetes" ou encore "lac de Lozanne" (entre le et le ).
En conséquence de la nouvelle renommée internationale de Genève, le terme "lac de Genève" apparaît et coexiste avec les termes existants (). À cette époque, le lac de Genève désigne le Petit-Lac (79 km²) et le "lac de Lausanne" (503 km²) désigne le Grand-Lac. Au fil du temps, le lac de Lausanne a disparu et le nom de lac Léman a été adopté par les Savoyards, les Vaudois et les Valaisans. Cette appellation est généralisée dans les cartes géographiques et complète plusieurs noms de lieux situés le long de la rive savoyarde du lac (Maxilly-sur-Léman, Chens-sur-Léman, etc.). Le nom du Léman, particulièrement à la mode durant le siècle des Lumières et durant la Révolution française et le Premier Empire, a été utilisé par des auteurs comme Jean-Jacques Rousseau ou Voltaire et servit de prête-nom à l'ancien département du Léman qui regroupait le nord de la Savoie, le pays de Gex et Genève.
François-Alphonse Forel, médecin et scientifique suisse de la fin du , dira que "l'usage tend à s'établir en géographie, et cela avec raison, de préférer, partout où il en existe, le nom personnel d'un lac au nom de la ville située sur ses bords. Un lac est un individu géographique en lui-même et par lui-même".
De nos jours, dans les dictionnaires francophones, la partie du lac proche de Genève est normalement appelée lac de Genève, désignation préférée par les Genevois et souvent utilisée par les étrangers. Elle est la version dont la traduction dans les langues étrangères est la plus fréquente ("Genfersee" en allemand, "Lago di Ginevra" en italien ou "Lake Geneva" en anglais). Le nom de lac Léman a été adopté par les Savoyards, les Vaudois et les Valaisans. Les termes de Petit-Lac et Grand-Lac sont encore parfois utilisés, surtout dans la région proche de Genève.
Climat
Bien que situé en montagne, le Léman, par la masse d'eau qu'il contient, crée autour de lui un microclimat. En hiver, le lac restitue les calories mises en réserve durant l'été et adoucit le rude hiver montagnard. En été, il rafraîchit tout son pourtour.
Cependant en hiver, lorsque certaines conditions climatiques particulières sont réunies — de l'air sec froid et stagnant en haute et moyenne atmosphère — l'humidité plus chaude qui s'élève des eaux du lac, stagne et se transforme en épais brouillard qui s'accumule sur deux ou trois cent mètres de haut, pouvant stagner 100 mètres au-dessus du sol, durant deux à trois semaines. Cette mer de nuage de plus en plus épaisse déborde du bassin lémanique et envahit les vallées adjacentes jusqu'à une altitude de 800 à 1 000 m.
brouillard
Hydrographie
Le lac reçoit de l'eau de plusieurs rivières importantes provenant des cantons limitrophes et du département de la Haute-Savoie. Le Rhône est l'apport le plus important car il regroupe toutes les rivières et torrents des versants du canton du Valais et de Vaud. Il faut une douzaine d'années pour que les eaux du lac soient complètement brassées. La pollution était préoccupante il y a une dizaine d'années mais la situation s'est stabilisée avec une diminution des algues et un meilleur apport en oxygène. Toutefois, des déchêts chimiques comme les phosphates et les engrais continuent à se déverser dans le lac.
CIPEL
La Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL) est une commission transfrontalière franco-suisse qui travaille depuis 1962 à l'amélioration de la qualité des eaux du Léman. En 2001 a débuté le nouveau plan décennal avec comme objectif principal l'amélioration de l'alimentation en eau potable du bassin.
Les études en paléo-environnement, faites à partir des restes de végétaux, par la station d'hydrologie lacustre de l'INRA, basée à Thonon-les-Bains, avaient révélé que le bassin lémanique a connu de fortes variations climatiques et biologiques depuis un demi-siècle. De nombreuses espèces végétales ont disparu, car les concentrations excessives de phosphore, d'herbicides, de pesticides et de métaux lourds — on trouve encore, au fond des lacs alpins, les traces de la métallurgie au plomb de l'époque romaine —, issues des activités urbaines et agricoles — un m² de berge pollué pollue lui-même 12 m³ d'eau —, ont permis à l'accès la production des algues qui ont surconsommé l'oxygène contenu dans l'eau : c'est l'eutrophisation.
Cette densification de la matière solide en suspension, fragilise le phytoplancton, car il ne reçoit plus assez de lumière — la baisse de la masse de phytoplancton a entraîné, à son tour, la disparition d'espèces de poissons comme l'épinoche disparu en 1922 et la méduse d'eau douce disparue en 1962. De plus, la disparition du phytoplancton fournit un terrain propice aux cyanobactéries ou micro-algues (Planktothrix rubescens), qui rendent l'eau, par création de toxines hépatiques, nocive à la consommation des poissons, et même à la baignade.
L'observation, le suivi des cycles saisonniers et annuels des écosystèmes limniques, l'étude des incidences du climat et des pollutions (herbicides, pesticides métaux lourds), le suivi des concentrations de protozoaires ciliés, des rotifères et autres espèces zooplanctoniques herbivores qui filtrent l'eau, la connaissance des espèces nouvelles apparues, a permis au fil des années d'établir des plans de savagarde et de prévention, qui passent d'abord par l'amélioration de l'alimentation en eau potable du bassin et donc du lac Léman.
La raréfaction des brassages complets du lac, qui nécessitent des hivers très froids lors desquels l'eau de surface apporte son oxigène en profondeur, le réchauffement climatique, qui modifie les dates des périodes de fraie des poissons, vont être à l'origine de nouvelles adaptations de l'écosystème du lac.
Territoires et communes riverains
- le Chablais français (département de Haute-Savoie)
- trois cantons suisses :
- le canton de Genève
- le canton de Vaud
- le canton du Valais
Le lac est notamment bordé des communes suivantes : Genève, Versoix, Nyon, Gland, Rolle, Morges, Lausanne, Vevey, Montreux, Villeneuve, Saint-Gingolph, Évian-les-Bains, Thonon-les-Bains et Yvoire.
Yvoire]
Faune et flore
De nos jours, une trentaine d'espèces de poissons y cohabitent, dont le très recherché omble chevalier, la perche dont on fait d'excellents filets, le brochet, la corégone, appelée localement féra, et bien sûr les truites .
L'écrevisse américaine relâchée par erreur dans le lac dans les années 1980 a aujourd'hui colonisé ses eaux. Ce petit crustacé, très apprécié pour sa chair succulente, est aujourd'hui pêché pour fournir les nombreux restaurants.
Un brochet de 1,34 m a été retiré du lac en 1996, un autre de 20,5 kg a été péché en mars 2004 dans le canton de Vaud.
Se trouvant sur un courant migratoire entre les Alpes et le Jura, le lac est une zone de prédilection pour de nombreux oiseaux. En provenant de Scandinavie ou même de Sibérie, 150 000 volatiles viennent y prendre leur quartier d'hiver, dont le grand cormoran.
Tourisme
cormoran]
Bateaux du Léman
A peu près 20 000 embarcations sillonnent habituellement le lac, pour les déplacements, la pêche ou le plaisir.
Un service de bateaux à aubes (dont l'ensemble est appelé flotte belle époque), dessert depuis le les principales localités entourant le lac. Sa gestion est confiée à la Compagnie générale de navigation. Le premier de ces bateaux a été mis en service en 1823 et s'appelait le Guillaume-Tell.
On peut également naviguer à l'ancienne avec une barque traditionnelle.
Évènement sportif
Chaque année a lieu durant le mois de juin la plus importante compétition de voile au monde sur plan d'eau fermé (lac): [http://www.boldor.ch/ le Bol d'Or]. Le but est de réaliser le plus vite possible l'aller-retour entre Genève (extremité Ouest du lac)et le Bouveret (extremité Est du lac).
Au cours de l'année de nombreuses autres régates de moindre importance se dispute sur le lac Léman.
Attraits touristiques
En dehors des villes du bassin lémanique, on trouve sur la côte suisse le château de Chillon (Vaud) dans son cadre romantique unique popularisé par Jean-Jacques Rousseau dans La nouvelle Héloïse et Lord Byron dans Le prisonnier de Chillon.
Sur la côte du Chablais haut-savoyard, on trouve le village fortifié (et fleuri) d'Yvoire, aussi appelé «la perle du Léman», situé sur un éperon rocheux, la grande plage d'Excenevex et le château de Ripaille avec ses tours, son parc et son vignoble renommé.
Liens externes
- [http://www.cgn.ch Compagnie générale de navigation]
- [http://www.ports-leman.ch Les ports du Lac Léman]
- [http://perso.wanadoo.fr/lycee.noailles/leman/fr_03.htm Caractéristiques, faune et flore du lac Léman]
- [http://tecfaetu.unige.ch/wiki/index.php/LemanCirculationAnnuelle Hydrographie et pollution du lac Léman]
- [http://barquelasavoie.com La Savoie, une des barques traditionnelles du lac Léman]
Catégorie:Chablais
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als:Genfersee
ja:レマン湖
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Cette page concerne l’année 1000 du calendrier julien.
Cette année est également appelée l’An Mil
Événements
- La population de la Terre s’élève à quelque 253 millions d’hommes.
Afrique
- Date probable de la première colonisation de l’île de Zanzibar.
Amériques
- Première découverte de l’Amérique par le Viking Leif Erikson fils d’Érik le Rouge.
- De 1000 à 1004, Leif Erikson et Thorvald Ericson atteignent Terre-Neuve et le Labrador dans l'actuel Canada. Ils en explorent sommairement les côtes dont ils feront un relevé succinct.
Asie et monde indien
- Les Seldjoukides occupent la Transoxiane en Asie centrale.
- Premières utilisations du canon (et de la poudre à canon) en Chine.
Europe
- La France compte 8 millions d'habitants et l'Europe 36 à 42 millions, retrouvant ainsi le niveau connu sous l'empire romain, 1000 ans plus tôt... Grâce au réchauffement climatique et à diverses innovations agricoles, la population occidentale est en pleine croissance (2 pour mille par an, soit 20 % en plus de 1000 à 1100):
Espagne
- Début du règne de Sanche III de Navarre, aussi appelé Sancho III Garcés, Sanche le Grand ou Sancho III el Mayor, roi de Navarre, qui dominera toute l’Espagne chrétienne (fin en 1035).
France
- Opérations vikings sur les côtes de France entre Loire et Gironde (1000/1014-1018).
Balkans
- Domination de Venise sur la Dalmatie et l'Istrie. Venise anéanti les pirates slaves de l’estuaire de la Neretva. Le doge Pierre II Orseolo se proclame duc des Dalmates.
Scandinavie
- Arrivée de missionnaires chrétiens en Islande en 998 ou 1000. Le prêtre allemand Thorbrandr est envoyé par le roi de Norvège Olav Trygvesson, et tente de convertir le pays par la force. Il est rejeté et doit quitter le pays. Le roi Olav aurait menacé de garder en otage les fils des islandais important alors en Norvège, et renvoie Thorbrandr en Islande pour qu’il parle devant l’Althing (assemblée démocratique). Deux partis se forment et sont près à s’affronter. Finalement, chacun des deux partis désigne son lögsögumadhr à l’assemblée. Le chef du clan chrétien Hallr désigne le lögsögumadhr païen à dire la loi pour l’ensemble de la communauté. Après un délai de réflexion, le christianisme est accepté comme religion officielle par l’Althing. Toute l’Islande se fait alors baptiser.
- Les Islandais ne doivent plus manifester publiquement leur attachement à l’ancienne coutume. Les godhar, chef de clans ou de district et jusqu’alors prêtres païens, se voient confier la responsabilité de construire des églises à leur frais et d’assurer la continuité du culte (godharkirkja). Ils se font eux-mêmes consacrer prêtre ou désignent un jeune homme qu’ils font instruire comme prêtres rétribués (leiguprestar).
- Olaf Tryggvesson, le roi Olaf Ier de Norvège meurt. Son pays passe sous contrôle danois.
- Victoire de Svein Ier de Danemark et d’Olav Skötkonung sur Olav Trygvesson, roi de Norvège lors du combat naval de Svolner (Øresund).
- Olav Trygvesson se jette dans la mer et son royaume est partagé entre Sven et Olav Skötkonung. La Norvège perd son indépendance. Le jarl de Lade, adversaire d’Olav Trygvesson ne règne que sur une partie du pays. Le christianisme perd du terrain.
Hongrie
- Début du règne d’Étienne Ier, roi de Hongrie (fin en 1038).
- Etienne Ier, fils de Géza est sacré le jour de Noël avec une couronne envoyée par le pape Sylvestre II, avec le consentement de l’empereur Otton III. La couronne est apportée par le légat Aserik, ou Anastase, futur archevêque d’Esztergom. Un autre prélat, Domonkos, premier évêque hongrois, participe à la cérémonie.
- Étienne Ier impose le christianisme.
Pologne
- L’Église de Pologne reconnaît l’autorité du pape Sylvestre II, qui crée une Eglise nationale : la Pologne est constituée en province ecclésiastique autonome avec Gniezno comme archevêché. Elle échappe ainsi aux ambitions germaniques. Saint Adalbert de Prague devient le patron de la Pologne.
- Fondation des évêchés de Cracovie (Krakow), de Breslau (Wrocław, en Silésie) et de Kolberg en Poméranie.
- Le marquisat de Moravie devient possession polonaise.
- Reconnaissance de la royauté de Boleslas le Vaillant par l’empereur du Saint Empire Otton III lors de la rencontre de Gniezno.
Russie
- Echange d’ambassades entre le pape Sylvestre II et le prince Vladimir Ier de Kiev (1000-1001).
- Création des diocèses de Belgorod et de Novgorod. Le diocèse de Tchernigov est créé peu après lorsque la ville devient la résidence de Mstislav, frère de Iaroslav.
Arts et cultures
- La canonisation est formalisée par l’Église chrétienne.
- Diffusion du décor dit « à bandes lombardes » à travers les pays de la Méditerranée occidentale et d’Europe centrale.
- Légende des terreurs de l’an mil en Occident, en rapport avec un aspect de la prédication monastique et de certaines formes de l’iconographie. La fin du monde est imminente et les pêcheurs font pénitence: c'est « la Grande peur ». Si bien qu'à partir de l'an 1001, toutes les années seront décomptées comme « an de grâce ».
-
- Olaf Tryggvesson, le roi Olaf Ier de Norvège
Catégorie:1000
ko:1000년
Genève
Genève est une commune suisse du canton de Genève, dont elle est le chef-lieu. C'est la 2 plus grande ville de Suisse avec son agglomération de 645 000 habitants (2000) qui s'étend sur le canton de Vaud et la France.
Histoire
Genève entre dans l'histoire en 58 av. J.-C., quand Jules César mentionne son passage dans cette ville dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules (De Bello Gallico). Voulant empêcher le passage des Helvètes, César coupe le pont sur le Rhône. Ce bourg allobroge (depuis 500 av. J.-C.) est dès lors devenu une ville romaine (Gaule narbonnaise). Pourtant, Nyon (Colonia Julia Equestris) puis Avenches (Aventicum) ont, administrativement parlant, plus d'importance. L'agglomération se développe durant l'Empire romain et, au moment des invasions barbares, Genève prend une importance considérable.
Peu avant 400, Genève est érigée en évêché au centre d'un grand diocèse. En 443, les Burgondes se fixent dans la région et font de Genève la capitale de leur royaume. En 534, les Francs occupent Genève - sainte Clothilde, épouse de Clovis, est une princesse genevoise - et la ville est incorporée dans le royaume mérovingien, puis dans l'empire carolingien. Sur la colline de la vieille-ville est érigée la cathédrale Saint-Pierre avec son baptistère.
Lorsque l'empire de Charlemagne se désagrège, Genève fait partie du second royaume de Bourgogne qui passe en 1032 au Saint Empire romain germanique. A partir du , Genève est gouvernée par ses évêques, devenus seigneurs de la ville.
Genève prend une importance internationale au , avec d'importantes foires (concurrencées plus tard par Lyon). La ville est convoitée par les princes de Savoie, qui cherchent à s'en emparer (du XIII au ) pour en faire leur capitale. La cinglante défaite du duc Charles-Emmanuel I de Savoie face aux citoyens genevois, l'Escalade (1602), est encore commémorée de nos jours. C'est l'appui de ses alliés suisses de Fribourg et de Berne qui sauve son indépendance.
Entre temps, Genève passe à la Réforme protestante en 1535. Jean Calvin fait de la république une Rome protestante et y accueille de nombreux protestants (français et italiens surtout) qui donnent un nouveau dynamisme économique à la ville (horlogerie et banques), les foires ayant décliné. Une nouvelle vague de réfugiés français coïncide avec la révocation de l'Édit de Nantes. L'Université de Genève (l'une des plus anciennes du monde) est fondée en 1559 par Théodore de Bèze et la ville acquiert alors un grand rayonnement intellectuel.
Le est un siècle de grande prospérité mais aussi de troubles politiques plusieurs années avant 1789. Jean-Jacques Rousseau naît à Genève en 1712 et Voltaire y vit (ainsi qu'à Ferney) de 1755 à 1778. Genève, où l'imprimerie bénéficie d'une assez grande liberté, est aussi un centre scientifique.
En 1798, la république perd son indépendance et est annexée par la France. Elle devient le simple chef-lieu du département du Léman. La défaite des armées napoléoniennes lui rend sa liberté le 31 décembre 1813 : c'est la Restauration qui est célébrée comme une fête patriotique marquant la renaissance de la république. Cependant, les magistrats sont conscients que Genève ne peut plus former un état isolé et se tournent vers les anciens alliés suisses en demandant l'entrée de la république dans la Confédération. Ce qui est fait le 1815.
En 1846, une révolution menée par le Parti radical de James Fazy renverse le gouvernement de la Restauration et établit la constitution actuelle. Durant les XIX et XX siècles, Genève accueille de nombreux réfugiés politiques et devient le berceau de la Croix-Rouge (suivant les idées du Genevois Henri Dunant et du comité présidé par le général Guillaume-Henri Dufour).
La mission internationale de Genève s'affirme après la Première Guerre mondiale : Genève devient le siège de la Société des Nations en 1919, devancière de l'Organisation des Nations unies, et de dizaines d'institutions internationales. C'est à Genève, au CERN (sur la frontière franco-suisse), qu'est inventé le réseau Internet.
En 1930, une votation populaire approuve l'extension du territoire de la commune de Genève. Elle absorbe l'année suivante les communes voisines des Eaux-Vives, de Plainpalais et du Petit-Saconnex.
Contexte
Lors des élections cantonales de 1930, le Parti socialiste compte 37 sièges au Grand Conseil mais n'est pas représenté au Conseil d'État où on ne trouve que des représentants de droite. En 1931, la gauche dénonce toute une série de scandales politiques et financiers et un conseiller d'État radical est contraint à la démission.
Genève compte 178 374 habitants en 1932. 93 249 sont actifs mais plus de 8000 personnes sont au chômage dont 1410 seulement reçoivent de l'aide des caisses d'assurance-chômage. Dans ce contexte, l'Union nationale de Géo Oltramare rêve d'instaurer une dictature fasciste. L'un de ses membres siège au Conseil d'État aux côtés des radicaux et des libéraux. Leurs défilés en uniforme dans les rues n'ont qu'une cible : le Parti socialiste de Léon Nicole et Jacques Dicker, et avec lui, tout le mouvement syndical et la gauche genevoise.
Chronologie
- Février : Lors de la conférence sur le désarmement, le Conseil d'État fait appel à l'armée qui montent des mitrailleuses sur des camions des travaux publics.
- Juin : La fusion de l'Ordre politique national (fasciste) et de l'Union de défense économique (issue des milieux patronaux) crée l'Union nationale (UN).
- 5 novembre : Apparition de l’affiche de l'UN annonçant la mise en accusation publique des sieurs Nicole et Dicker pour le 9 novembre à 20h30 dans la salle communale de Plainpalais.
- 6 novembre : Le Parti socialiste demande l'interdiction de l'assemblée de l'UN.
- 7 novembre : Réponse négative du Conseil administratif de la ville.
- 8 novembre : Réponse négative du Conseil d'État. L'assemblée générale du Parti socialiste décide d'une contre-manifestation pour le lendemain.
- 9 novembre
- 17h30 : Arrivée des 610 soldats envoyés par le département militaire fédéral à la demande du Conseil d'État.
- 19h10 : Arrivée des premiers contre-manifestants.
- 20h30 : Début du meeting de l'UN.
- 21h15 : La 1 compagnie, soit 108 hommes, se dirige vers la salle communale afin d'assurer la tenue du meeting. Elle traverse alors la queue de la contre-manifestation qui désarment 18 soldats.
- 21h34 : La troupe acculée au Palais des expositions ouvre le feu sur le commandement du major Perret et sans sommation : 13 personnes sont tuées et 65 blessées.
13 victimes
- Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois (le premier à avoir été abattu)
- Francis Clerc, 54 ans, fraiseur (dont le fils faisait partie des recrues venues de Lausanne)
- Edouard Quillet, 34 ans, employé à l'Armée du salut
- Edmond Junod, 29 ans, mécanicien
- Jean-Pierre Larderaz, 23 ans, employé de commerce
- Emile Henry, 55 ans, batelier
- Gabriel Loup, 57 ans, patron boulanger
- Oscar Maurer, 25 ans, employé de banque (tué alors qu’il sortait des cours du soir)
- Emile Guignet, 27 ans
- Melchior Allemann, 31 ans, employé d'hôtel et militant socialiste
- Hans Brugger, 28 ans
- Alphonse Kolly, 41 ans
- Marius Rattaz, 36 ans, régent principal à Chêne-Bourg, mort le 14 novembre des suites de ses blessures
Tradition d'accueil
Elle est depuis longtemps considérée comme une terre d'asile de par son rôle de ville d'accueil pendant les persécutions à l'encontre des protestants qui ont suivi la Réforme. Avec l'accueil de nombreux réformateurs comme Guillaume Farel, Jean Calvin ou Théodore de Bèze, elle gagne son surnom de Rome protestante ou de cité de Calvin. De nombreuses personnalités internationales y trouvent refuge comme le célèbre Lénine avant la révolution de 1917.
C'est grâce à cette tradition d'accueil et à la neutralité de la Suisse que de nombreuses organisations internationales décident d'y installer leur siège :
- l'Organisation des Nations unies (ONU) - siège européen
- le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)
- le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH)
- le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)
- la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FISCR)
- le Forum économique mondial (WEF)
- l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN)
- l'Organisation internationale du travail (OIT)
- l'Union internationale des télécommunications (UIT)
- l'Organisation météorologique mondiale (OMM)
- l'Organisation mondiale du commerce (OMC)
- l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI)
- l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
- l'Union interparlementaire (UIP)
- Et bien d'autres indiquées [http://www.cagi.ch/fr/IGO.htm ici]
Genève donne son nom aux 4 conventions de 1949, instrument fondamental du droit international humanitaire développant la convention de 1864, ainsi qu'à la convention de 1951 sur le statut des réfugiés.
Géographie
Centre commercial, bancaire, industriel, intellectuel et universitaire, la ville se développe à l'endroit où le Rhône sort du lac Léman et à la confluence du fleuve avec l'Arve. Elle se trouve dans une cuvette, coincée entre le Salève (département de la Haute-Savoie) et le Jura (département de l'Ain) qui se trouvent sur territoire français.
Via Gebennensis
Genève est l'une des étapes importantes sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle donne son nom à la via Gebennensis, qui part de Genève (où se rassemblent les pèlerins venus de Suisse et d'Allemagne) et va jusqu'au Puy-en-Velay (où elle prend le nom de via Podiensis). Le chemin est balisé de Genève à Pampelune d'après la classification française GR 65.
Référence topographique
Dans la rade de Genève se situent les pierres du Niton, deux rochers émergeant du lac Léman et datant de la dernière ère glaciaire. L'un d'eux fut choisi par le général Guillaume-Henri Dufour comme point de référence du calcul de toutes les altitudes en Suisse.
Mise en valeur du Rhône
La commune obtient en 2000 le Prix Wakker de la Ligue suisse du patrimoine national pour son concept de réaménagement des berges du Rhône et de son environnement urbain immédiat. Le projet du [http://www.ville-ge.ch/geneve/amenagement/fil-du-rhone/fil_du_rhone.htm Fil du Rhône] est progressivement mis en œuvre.
Attraits culturels
Vie culturelle
Genève dispose d'une vie culturelle d'une grande richesse :
- Grand Théâtre
- Musée d'art moderne et contemporain
- Musée Rath
- Orchestre de la Suisse Romande
Manifestations
De nombreuses manifestations ont lieu tout au long de l'année parmi lesquelles :
- le Salon international de l'automobile (mars)
- le Salon international des inventions (avril)
- le Salon international du livre (mai)
- la Fête de la Musique (juin)
- la Lake Parade (juillet)
- les Fêtes de Genève (août)
- le Festival de la Bâtie (septembre)
- la Foire de Genève (novembre)
- la commémoration de l'Escalade (décembre)
Liens
Vie culturelle
- [http://www.ville-ge.ch/culture/agenda/agenda.pdf Agenda culturel du mois]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/musees.html Musées]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/musique.html Musiques]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/theatre.html Théâtre]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/danse.html Danse]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/festivals.html Programme des festivals]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/cinemas.html Cinéma]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/bibliotheques.html Bibliothèques]
- [http://www.ville-ge.ch/culture/offre_culturelle/editeurs_librairies.html Lecture]
Manifestations
- [http://www.inventions-geneva.ch/fr-index.html Salon international des inventions]
- [http://www.salondulivre.ch/Fr/index.html Salon international du livre]
- [http://www.fetes-de-geneve.ch/ Fêtes de Genève]
- [http://www.batie.ch Festival de la Bâtie]
- [http://www.foiredegeneve.ch/ Foire de Genève]
Infrastructures
Transports
L'[http://www.gva.ch aéroport international de Cointrin], accessible en bus ou en train, est situé à moins de 10 minutes du centre-ville. De grandes compagnies telles que EasyJet, British Airways, Air France, Lufthansa et Swiss proposent des lignes à destination de toute l'Europe et du reste du monde.
La ville est desservie par les réseaux ferroviaires suisse (CFF) et français (SNCF). Des liaisons TGV directes la relient à Paris. Des trains régionaux circulent également entre Lancy-Pont-Rouge et Coppet et le RER la relie à Bellegarde. Le projet du [http://www.ceva.ch/menu/ceva_en_bref CEVA] (Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse), planifié dès 1884, permettra la connexion du réseau suisse avec le réseau de la Haute-Savoie.
Genève est reliée au réseau autoroutier suisse par l'A1 et français par l'A40.
Au sein de la ville, les Transports publics genevois exploitent un réseau dense de bus et de trolleybus ainsi qu'un réseau de tramways en pleine renaissance. Un service de bateau est également assuré par les Mouettes genevoises. D'un usage touristique, leur développement leur assure désormais d'assurer un véritable rôle dans le transport urbain.
touristique et de l'île Rousseau]]
Énergies
L'eau potable, le gaz naturel et l'électricité sont fournis par les [http://www.sig-ge.ch/ Services Industriels de Genève (SIG)].
80% de l'eau est extraite du lac Léman et 20% de la nappe phréatique née d'infiltrations de l'Arve.
30% de l'électricité est produite localement par les barrages hydroélectriques sur le Rhône (Seujet, Verbois et Chancy-Pougny) ou par la chaleur induite par la combustion des déchets ménagers à l'usine des Cheneviers. Les 70% restants sont importés d'autres cantons suisses ou d'autres pays européens. Les SIG n'achètent alors que de l'électricité produite par des énergies renouvelables.
Le gaz naturel est importé par la compagnie suisse [http://www.gaznat.ch/index01.html Gaznat].
Médias locaux
Le principal journal de la ville est La Tribune de Genève. Le Courrier, fondé en 1868, est soutenu à l'origine par l'Église catholique romaine mais devient indépendant en 1996. Principalement centré sur Genève, il essaye de s'étendre en Suisse romande. Le Temps et Le Matin (basé à Lausanne) ne couvrent pas spécifiquement l'actualité locale. La Suisse, journal réputé, disparaît en 1994.
De nombreuses radios sont disponibles dont celles de la SSR, en particulier la Radio suisse romande, ainsi que Radio Lac, NRJ Léman, OneFM ou encore World Radio Geneva (en anglais).
En ce qui concerne la télévision, outre la Télévision suisse romande basée dans la tour du quartier de Plainpalais, Genève dispose de sa chaîne locale, Léman Bleu, fondée en 1996.
Sports
La principale équipe sportive de Genève est le club de football du Servette FC fondé en 1890. En 2005, des problèmes de gestion causent la banqueroute du club qui est relégué en ligue amateur.
Genève dispose également d'une équipe de hockey sur glace, le Genève-Servette Hockey Club, qui joue en Ligue Nationale A.
Cimetières
Entre 1700 et 1853, le seul cimetière de la ville est celui de Plainpalais. Au début des années 1850, le cimetière de Châtelaine est construit, puis celui de Saint-Georges dans les années 1880. Le cimetière du Petit-Saconnex est intégré à la ville en 1931 suite à la fusion des communes.
À la fin du , des études sont entamées en vue de la construction d'un four crématoire au cimetière de Saint-Georges. Le projet aboutit et l'inauguration a lieu en mars 1902. À côté de l'installation, on construit un columbarium (agrandi en 1916). En 1907, un second four est installé. Durant les deux dernières années de la Première Guerre mondiale, les incinérations sont interrompues à cause de la pénurie de combustible. L'installation est modernisée dans son ensemble en 1942.
Par la suite, des centres funéraires sont construits comme la chapelle des Rois en 1956 et le centre funéraire de Saint-Georges en 1976.
[http://www.cimetieredesrois.ch/ Plainpalais]
La ville entre en possession du cimetière protestant de Plainpalais (également appelé cimetière des Rois) en 1869. Il est alors géré par l'Hôpital général de Genève. Jusqu'en 1876, seuls les protestants sont y ensevelis. Dès 1883, le cimetière est fermé pour les inhumations ordinaires et est réservé aux personnes ayant acquis une concession. Le prix de la concession y étant plus élevé que dans les autres cimetières, le nombre d'inhumations diminue et la coutume d'ensevelir à cet endroit les conseillers d'État, les conseillers administratifs ou d'autres personnalités s'installe peu à peu. Autour de 1945, des aménagements sont effectués et le lieu peut désormais être apparenté à un parc.
Parmi les personnalités qui y reposent, on peut citer :
- Jorge Luis Borges, écrivain argentin
- Jean Calvin, réformateur picard qui marque l'histoire de Genève et du protestantisme
- Humphry Davy, physicien et chimiste anglais
- Guillaume-Henri Dufour, général suisse
- Jean Piaget, sociologue suisse
- Sergio Vieira de Mello, diplomate onusien tué à Bagdad
Châtelaine
Ouvert en 1853, le cimetière dit du Lazaret est d'abord réservé aux catholiques. Dès 1864, on y ensevelit en général les personnes décédées sur la rive droite du Rhône et il est considérablement agrandi. Cependant, la nature marécageuse du terrain pose de nombreux problèmes et des travaux de drainage doivent être entrepris. Entre 1899 et 1911, le nombre d'inhumations est donc limité au strict minimum. Il est véritablement réouvert en 1918. Dès 1946, les inhumations sont à nouveau limitées, puis restreintes dès 1969 aux carrés réservés.
Saint-Georges
Le cimetière est ouvert en 1883. Durant les 10 premières années, seule la moitié de l'espace est utilisée. En 1898, une convention est passée avec la commune de Lancy qui cède du terrain à Genève afin d'augmenter la surface du site. D'une façon générale, Saint-Georges accueille les personnes décédées sur la rive gauche du Rhône. En 1911, le cimetière est encore agrandi en raison de sa promotion comme unique cimetière pour les inhumations ordinaires des personnes domiciliées à Genève. Un emplacement spécial et gratuit est concédé pour les soldats allemands décédés à Genève pendant la Première Guerre mondiale. Entre 1942 et 1944, le site est cultivé et plusieurs tonnes de légumes et céréales sont récoltées chaque année. En 1945, la partie orientale est transformée en parc.
Petit-Saconnex
Le Petit-Saconnex constitue une commune à part entière jusqu'en 1931. Son cimetière est ouvert en 1815 et partagé en deux parties jusqu'en 1878. À partir de juillet 1931, Genève prend en charge l'entretien du site. Ce cimetière est ensuite agrandi en 1932 et 1942. Dès 1946, le Conseil administratif décide que toutes les personnes décédées sur la rive droite du Rhône sont inhumées au Petit-Saconnex. Dès 1947, le nombre de sépultures augmente suite à la fermeture provisoire du cimetière de Châtelaine.
Genevois célèbres
- Frédéric Boissonnas, photographe
- Charles Bonnet, biologiste et philosophe
- Émile Jaques-Dalcroze, compositeur, pédagogue et créateur de la rythmique
- Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge
- Georges Favon, homme politique et publiciste
- Jacques Necker, homme politique français
- Jean-Jacques Rousseau, philosophe
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